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Vous avez dit « tablette mésopotamienne » ?

Cette tablette mésopotamienne - 800 av. J.-C. - est un des objets les plus anciens que possède le musée et témoigne des premières formes d’écriture.

C’est vers 3200 av. J.-C., en Mésopotamie, que la civilisation sumérienne invente l’écriture. Née pour mémoriser des comptes (difficile de recenser des têtes de bétail ou des sacs de grains oralement), ces écrits sont d’abord des textes administratifs. Mais ce sont aussi des œuvres littéraires comme l’Epopée de Gilgamesh, légende du XVIIIe s. av. J.-C., qui rapporte l’épisode du Déluge plusieurs siècles avant le récit biblique.

Dans la plaine alluviale du Tigre et de l’Euphrate, l’argile est abondante. Façonnée sous forme de tablettes, les scribes gravent au moyen d’un calame - un roseau taillé en biseau - qui marque des signes en formes de coin ou de clou : l’écriture est dite «  cunéiforme ». Au départ, les tablettes sont recouvertes de pictogrammes. Chaque signe représente un « objet » : animal, plante… Puis, l’écriture se stylise et devient pictographique, idéographique et phonétique, comme en témoigne cette tablette en akkadien, langue parlée du 4e au 1er millénaire av. J.-C. La gravure achevée, la tablette est séchée au soleil. Si elle nous est parvenue, c’est que ce matériau survit très bien à l’épreuve du temps, encore plus lorsqu’il est cuit dans un incendie !

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