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Postiers

1 Prix des postiers écrivains

Lancement de la 4e édition !

Date limite d’envoi des livres : 15 septembre 2018

Faire émerger les talents. C’est le mot d’ordre du Prix des postiers écrivains, dont la quatrième édition vient d’être lancée.

Imaginé par la Fondation La Poste, ce prix littéraire est ouvert à tout éditeur qui a, au cours des trois dernières années, publié un ouvrage écrit en langue française par un agent ou un salarié du Groupe. Sont exclues les œuvres éditées à compte d’auteur. Le postier doit solliciter lui-même son éditeur, qui peut postuler jusqu’au 15 septembre 2018, en remplissant un formulaire disponible sur le site de la Fondation La Poste et en transmettant un exemplaire de l’ouvrage par voie postale.

Placé sous la présidence d’Alain Absire, écrivain, Président de la Sofia (Société Française des Intérêts des Auteurs de l’écrit), le jury va sélectionner cinq finalistes, choisis sur leur savant dosage de créativité, qualité, pertinence et originalité.

C’est au moment de la cérémonie des Vœux du Groupe La Poste que sera connu le lauréat du Prix des postiers écrivains. Un prix qui joue pleinement un rôle d’accélérateur.

La Fondation La Poste passera commande d’exemplaires de l’ouvrage distingué et La Poste en assurera la promotion interne et externe. Quant aux lecteurs, ils verront sur les étals fleurir un nouveau bandeau rouge : « Prix des postiers écrivains ».

Information, règlement, formulaire….

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Fondation d’entreprise La Poste

CP A 503

9 rue du Colonel Pierre Avia

75015 PARIS

Tél. : +33 (0)1 55 44 01 17

2 Le serment professionnel des Postiers

Un engagement majeur depuis toujours

Le besoin de confidentialité et la règle du secret de la correspondance renvoient à des temps aussi anciens que la création des échanges de correspondance eux-mêmes.

Dès que l’homme va fixer et transporter sa pensée, il va déployer des trésors d’inventivité pour la masquer. Et alors qu’on accorde une valeur sacrée au contenu des messages, on considère logiquement que c’est un crime de les intercepter.

Au Moyen-Age déjà, les messagers municipaux s’engagent à accomplir leur travail avec « célérité et discrétion », tandis qu’un règlement rappelle aux messagers d’université qu’ils doivent exercer « leurs offices sans fraude ». Les peines encourues en cas d’irrégularité sont très lourdes : amende, bannissement, torture, voire pendaison… Ainsi, en 1390, Pierre Fournet, chevaucheur du Roi, prétend avoir été attaqué pour cacher la perte des lettres qu’il devait porter au Duc de Berry. Démasqué, il est torturé et condamné à avoir la langue flétrie, c’est-à-dire marquée au fer rouge.

Dès l’Antiquité, les messages sont cachés ou cryptés

Un peu plus tard, l’inviolabilité de la correspondance est reconnue comme un principe général de droit dont la législation tire des conséquences importantes en punissant toujours sévèrement les agents des postes coupables de violation.

C’est pourquoi, en 1720, le Parlement de Dijon condamne à la pendaison la directrice des postes de Beaune pour avoir ouvert des lettres et volé les billets de banque qu’elles contenaient. Les cahiers de doléances rédigés avant la réunion des Etats Généraux de 1789 révèlent le vif désir des Français de voir reconnaître le principe de l’inviolabilité de la correspondance, à l’époque parfois transgressé par le pouvoir royal.

C’est finalement en vertu de la Loi du 29 août que les employés des Postes doivent, à partir de 1790, faire le serment d’être fidèles au gouvernement qu’ils servent, mais aussi de respecter le secret des correspondances.

La formule de prestation de serment est alors la suivante : « Je jure à la Nation et au Roi de garder et observer fidèlement la foi due au secret des lettres, et de dénoncer aux tribunaux qui seront indiqués toutes les contraventions qui pourraient avoir lieu et qui parviendraient à ma connaissance ».

L’Assemblée constituante proclame ensuite solennellement l’inviolabilité de la correspondance par la Loi du 20 juillet 1791. Cette règle découle de l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement… ». C’est à ce titre qu’elle fait aujourd’hui partie du droit positif, avec une valeur constitutionnelle.

Dans la foulée, obligation est faite aux Directeurs des Postes de justifier « par certificats en bonne forme » de leur prestation de serment. Ils doivent en outre « veiller à ce que tous Contrôleurs, Commis, facteurs, Distributeurs, Courriers et autres Agents du service des Postes, relevant de leur direction, obéissent également à la Loi ».

Dans l’introduction de l’Instruction Générale sur le Service des Postes éditée le 26 octobre 1792 par Louis François Legrand, Secrétaire Général des Postes, il est déjà question de confiance : « Le premier devoir d’un employé des postes est donc de se concilier la confiance générale par son civisme, par la régularité de ses moeurs, sa discrétion et sa sévère exactitude dans toutes les parties de son service… et sa constante fermeté à s’opposer à tout ce qui pourrait tendre à trahir les intérêts sacrés dont il est dépositaire ».

Sous l’Empire, le cadre législatif connaît un progrès important avec le Code pénal de 1810 dont l’article 187 fait de l’atteinte à l’inviolabilité de la correspondance un délit lorsqu’elle est le fait d’un agent public. L’article 196 revient quant à lui sur l’importance du serment : « Tout fonctionnaire public qui sera entré en exercice de ses fonctions sans avoir prêté le serment pourra être poursuivi, et sera puni d’une amende de seize francs à cent cinquante francs ».

Plus de deux siècles se sont écoulés depuis l’affirmation initiale des principes du serment professionnel. Et pourtant, les termes actuels de la formule de prestation de serment, qui découlent du décret du 10 novembre 1993, n’ont que peu évolué. Le serment reste fondé sur la notion de devoir d’honnêteté et de probité, en réaffirmant l’importance du secret professionnel et de l’inviolabilité des correspondances.

Rappelons que le mot serment vient du latin « sacramentum » signifiant sacrement, soit un rite revêtant une dimension sacrée. Aujourd’hui, le serment est laïc, mais il demeure un acte solennel. Celui qui ne respecte pas son serment commet une faute vis-à-vis des autres et de la loi, mais aussi vis-à-vis de lui-même, en reniant son propre engagement : il se trahit lui-même.

C’est pourquoi la cérémonie de prestation de serment revêt une importance fondamentale ; c’est un acte solennel qui engage chaque postier et traduit l’idée que La Poste a toujours considéré chaque objet qui lui est confié comme « un dépôt sacré ».

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Tablette d’argile et son « enveloppe »
Vers 1800 avant J.-C

 

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Loi concernant le secret et l’inviolabilité des lettres
20 juillet 1791

 

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Louis François Legrand
Secrétaire général des Postes de 1792 à 1816

 

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Facteur rural
1898

 

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Une BD sur l’histoire de La Poste
(infos sur modalités de commande et tarif postiers)

3 La Malle aux expos

Le Musée fournit les fichiers prêts à imprimer pour monter des expositions légères sous forme de kakémonos (une dizaine par exposition).

Sur l’Histoire de La Poste en général :

  • D’Hermès au SMS ou la Saga du message.
  • Déontologie et éthique d’hier à aujourd’hui.
  • L’Histoire des boîtes aux lettres.
  • Guerre et Poste.
  • L’Aventure de la poste aérienne.
  • La Poste au Galop.

Des expositions personnalisables :

  • Histoire de La Poste dans… tel ou tel département.
  • Figures de… : les timbres des personnages célèbres de telle ou telle région.
  • Timbres et Territoires : des timbres pour évoquer le patrimoine d’une région.

Ce timbre a été créé par Patrick Lubin, graveur, illustrateur et spécialiste de la gravure sur bois ; en 1991, il était déjà le créateur du timbre représentant l’orgue de Wasquehal (Nord). Ici, il s’agit du timbre émis à l’occasion du bicentenaire de l’orgue de la Cathédrale Saint- Pierre de Poitiers, l’un des plus prestigieux orgues classiques du facteur d’orgues François- Henri Cliquot. Installé en 1791, il est classé Monument Historique depuis 1908 et toujours en service aujourd’hui. Avec ses quatre claviers auxquels s’ajoute un pédalier, le tout commandant 3 000 tuyaux, il est devenu l’un des instruments les plus enregistrés en France, joué par les plus grands interprètes et donc connu dans le monde entier.

Emission : 1994 Valeur : 4,40 F Format vertical : 21,45 x 36 mm Couleurs : noir, jaune, lilas et brun-rouge Technique : taille-douce Dessin et gravure : Patrick Lubin Tirage : 6 000 720 exemplaires

Des expositions liées à l’actualité :

  • Jean Jaurès : sa vie et ses engagements.
  • Les Postes dans la Grande Guerre

Contact pour plus d’infos :

Expositions proposées aux territoires par le Musée de La Poste :

4 Notre actu Cultures Poste

La Poste, son histoire, sa culture, ses écrits, ses valeurs, ses engagements... Autant d’assises de l’identité de l’entreprise que la Fondation, le Comité pour l’histoire et le Musée accompagnent et relaient dans chacune de leurs démarches.

Cultures Poste, cette nouvelle lettre éditée en commun, est destinée à mieux faire connaître l’action culturelle de La Poste, à favoriser son appropriation et sa transmission. Auprès des postiers comme de tous les partenaires du Groupe, institutionnels, collectivités territoriales, entreprises, associations... C’est la raison pour laquelle elle est prioritairement diffusée aux délégués régionaux du Groupe et aux équipes régionales de l’ANCI, proches sur le terrain de tous les acteurs susceptibles d’être intéressés par les informations et les propositions qu’elle contient.

5 Parcours virtuel

Le Musée propose aux Postiers un « parcours croisé virtuel » leur permettant de prendre conscience de la permanence des valeurs et de la cohérence de la stratégie de La Poste depuis ses origines. Sur la base d’images 3D, films et autres animations, avec des commentaires et la possibilité d’échanger en direct avec un conférencier du Musée, cette « visite » d’un passé permettant de mieux éclairer le présent dure une heure environ.

Contact pour plus d’infos