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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Exit le chantier, place au musée

17 juillet 2019
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(photo Thierry Debonnaire)

On n’en est plus à parler de travaux, mais désormais d’aménagements, d’installations et de finitions.

Et on y est : le Musée de La Poste se pare de ses premiers atours.

L’échéance approche : à l’automne, les visiteurs viendront à nouveau défiler dans les salles des collections, toutes habillées de pied en cap…

Il y avait un bâtiment en complète rénovation, et c’est aujourd’hui un musée qui renaît.

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Des salles des collections, les visiteurs auront aussi une vue sur la Tour Eiffel. (photo Thierry Debonnaire)

C’est un signe qui ne trompe pas, une des œuvres symboliques (parmi celles qui dans l’ancien musée ouvraient le parcours historique) vient d’être mise en place au sein d’un des trois plateaux de la nouvelle configuration du Musée de La Poste.

Une objet rare qui devrait continuer de ravir le public.

D’autres pièces intègrent actuellement les collections…

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Peinture à l’huile sur toile « Retour du postillon », Anonyme, vers 1840 © Musée de La Poste (photo Thierry Debonnaire)

À sa réouverture au début du mois de novembre, le musée dévoilera ainsi un tout nouveau concept à la fois muséographique et architectural.

Avec une scénographie totalement repensée.

Et une nouvelle distribution de ses espaces : galerie d’accueil et son « Totem » traversant les trois niveaux d’exposition permanente, espaces dédiés aux ateliers, galerie d’exposition temporaire, boutique, auditorium et espaces privatisables.

Rodolphe Pays

Une ambition culturelle et patrimoniale

À la fois musée d’entreprise, musée de société, musée de quartier, le Musée de La Poste labellisé « Musée de France » a pour vocation de présenter, conserver et diffuser le patrimoine postal.

Accessible à tous dans des conditions optimales de visite, le musée rénové mettra en lumière ses collections pour un voyage au cœur de l’histoire de la Poste, de l’art postal et de la philatélie, d’hier à demain.

Réaffirmant ainsi son ambition culturelle et patrimoniale dans le paysage muséal français.

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Une association de postiers de la région nantaise conserve la mémoire des ambulants, les célèbres « seigneurs » de La Poste

16 juillet 2019
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Ambulant lui-même vingt ans durant, de son entrée à La Poste en 1966 à 1986, Jean-Yves Pelon a fondé en 1995, avec son collègue André Gilot, l’association des ambulants postaux de la région nantaise.

Plusieurs associations d’anciens postiers ayant exercé leur activité au sein des ambulants ferroviaires continuent de conserver la mémoire des « seigneurs » de La Poste.

Parmi elles, celle des ambulants de la région nantaise…

« En 1995, quand on a compris que c’était la fin des ambulants postaux ferroviaires, avec mon collègue André Gilot, lui-aussi un ancien du métier, on s’est dit que les wagons, c’était sacré, qu’il fallait garder la mémoire, se souvient Jean-Yves Pelon, alors on a décidé de monter une asso qui raconte un peu nos parcours, le tri du courrier la nuit dans les trains, le travail en équipe, l’ambiance… »

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De 1966 à 1973, Jean-Yves Pelon a été affecté sur la ligne des ambulants de Paris à La Rochelle (« c’était près de chez moi, et ce n’était pas trop demandé »). Et de 1973 à 1986, sur le Nantes à Lyon (St-Germain-des-Fossés).

L’association d’ambulants postaux de la région nantaise était née. Très vite forte de pas mal de postiers originaires de l’ouest de la France qui avaient pour la plupart exercé leur activité sur les lignes de chemin de fer desservant les grosses agglomérations de la région.

Depuis une petite dizaine d’années, Jean-Yves n’était plus ambulant – après deux décennies de bons et loyaux services, il avait raccroché en 1986 pour reprendre une vie de famille plus conventionnelle – mais avait conservé de solides contacts avec ses ex-collègues.

Ainsi qu’avec un certain nombre d’agents de la SNCF qu’il avait eu à l’époque l’occasion de côtoyer.

Des relations intactes qui vont permettre à l’association de se doter de wagons postaux.

« Beaucoup de ces véhicules devenus inutiles étaient alors parqués à Villeneuve-Saint-Georges, dans le sud de la région parisienne, raconte-t-il, on a pu en obtenir deux et les ramener au centre de tri de Nantes, où subsistaient encore les rails et le quai postal. »

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Depuis que ses deux wagons postaux ont été vandalisés, c’est par des panneaux que l’association présente désormais l’histoire des « seigneurs » de La Poste.

On est en juin 1996. Et l’arrivée de ces matériels roulants ouvre de belles perspectives.

Les deux fondateurs de l’association – l’un et l’autre toujours postiers, Jean-Yves ne prendra sa retraite qu’en 2002 – continuent de lancer des appels au peuple, d’approcher tous les anciens ambulants de leur connaissance.

Ainsi que d’autres postiers intéressés eux-aussi par le projet.

Beaucoup d’entre eux rejoignent l’association. Et la première assemblée générale se tient en septembre au sein même d’un des deux wagons.

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Un panneau présente aussi quelques-uns des wagons postaux utilisés au XIXe siècle

« C’était vraiment un moment émouvant, le départ d’une belle aventure, se rappelle Jean-Yves Pelon, on a même vu des gars verser quelques larmes à l’ouverture des portes des wagons. »

Panneaux d’informations, objets, documents, outils sont petit à petit installés, formant une exposition permanente. Des visites sont organisées, pour des écoles, des clubs de retraités, des associations de postiers…

Les wagons ouvrent aussi leurs portes lors des journées du patrimoine.

Le conseil général de Loire-Atlantique apporte son soutien, la direction des activités sociales de La Poste aussi…

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Au-delà des panneaux, l’association expose également des objets. Ici, un « bureau de travail » de l’ambulant courrier convoyeur (affecté sur les lignes transverses), avec à l’intérieur, cachets, tampons…

Mais au bout de quelques années, les choses se compliquent. La SNCF prévient : les rails accédant au centre de tri devant être retirés, les wagons seront alors condamnés à rester sur place. Et en cas de déplacement du centre de tri, pas d’autre solution que leur destruction.

« On a rebondi à Vertou, au sud-est de Nantes, tout près de la gare, précise Jean-Yves Pelon, on y a acheminé les wagons et on a pu poursuivre nos visites, nos animations. »

L’embellie ne durera que trois ans. Avec la construction des infrastructures du busway de Nantes, il a fallu à nouveau déménager. Toujours à Vertou, mais cette fois dans un lieu un peu à l’écart.

« Ça a marché un temps, mais c’est devenu vite assez compliqué, à cause de dégradations successives et de plus en plus importantes, déplore Jean-Yves, et puis tout a fini par être saccagé, alors on a décidé d’abandonner les wagons – ils ont été ferraillés – et de poursuivre uniquement à travers des expos itinérantes et des présences à diverses manifestations. »

Un déchirement sans doute, mais Jean-Yves n’est pas homme à renoncer. C’est ainsi que lui et ses collègues participent désormais par exemple aux « Quatre Jeudis », une foire aux métiers organisée à Challans, en Vendée, qui se tient à deux reprises durant l’été.

Ils y exposent notamment une série de panneaux qui racontent bien sûr les ambulants, mais aussi La Poste à travers les siècles, les différents moyens de transports utilisés… Et reçoivent à chaque fois un accueil enthousiaste de la part des visiteurs.

« On fait aussi des expos à Nantes, dans différents lieux, à la demande aussi, poursuit Jean-Yves, on est également sur le portal malin, le site culturel de La Poste, et puis on est aidés par la FNARH, la fédération pour la recherche historique de La Poste et de France-Télécom. On continue ainsi d’œuvrer à maintenir la mémoire de ce métier qui a tant compté pour nous. »

Rodolphe Pays

Jean-Yves Pelon : « Tout le monde faisait tout »

« Un ambulant, c’est quelqu’un d’assez particulier, d’indépendant, mais qui a l’esprit d’équipe, pour qui la camaraderie n’est pas un vain mot.

Entre ambulants, il n’y avait pas de grade, il y avait de l’entraide, tout le monde faisait tout.

Pour autant, ce n’était pas toujours facile de s’intégrer dans les équipes en place quand on débarquait comme jeune ambulant. Il fallait montrer qu’on adhérait à la communauté.

Le bout de ligne, avant le retour le lendemain, c’était bien aussi. Parfois, on avait des vélos sur place, on allait se balader. On faisait des repas entre nous, avec les gars de la SNCF aussi.

Il arrivait même que l’on voyage dans la cabine du conducteur du train. »

Contact : jean-yves.pelon@orange.fr

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Bientôt le nouveau Musée de La Poste : la preuve par l’image

15 juillet 2019

Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, disait Napoléon, qui pourtant aimait les mots, le plus souvent dictés, sa pensée distançant systématiquement sa plume.

Quelques bonnes photos procurent aussi la même satisfaction, font œuvre d’imparables démonstrations.

Le chantier de rénovation du Musée de La Poste approche de son terme. La preuve par l’image…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

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Extraits de leurs réserves, les pièces, objets et œuvres qui seront exposés dans les salles de collection arrivent au musée…
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Les plus volumineux d’entre eux sont déchargés par des engins de levage…
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… puis hissés le long de la façade extérieure via une nacelle automotrice…
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… et enfin introduits dans le bâtiment avant d’être mis en place.

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Edition 2019 du prix « Envoyé par La Poste : les six ouvrages en lice dévoilés

15 juillet 2019
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Via sa Fondation, La Poste a créé en 2015 le prix « Envoyé par La Poste ». Avec pour objectifs de soutenir des projets littéraires talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

La liste des ouvrages sélectionnés pour l’édition 2019 du prix « Envoyé par La Poste » a été dévoilée lors du Marathon des mots de Toulouse.

Premier attribué de la rentrée littéraire, le prix sera annoncé le 26 août.

Des manuscrits à destination d’éditeurs qui transitent par La Poste, ça ne date pas d’hier.

Et ils ne font pas forcément poste restante, ne demeurent pas tous lettre morte parmi les cohortes d’ouvrages candidats à la publication parvenus plus officiellement. Ou plus « amicalement ».

S’ils sont il est vrai peu nombreux au final à être retenus, des exemples récents confirment qu’il peut s’agir d’œuvres littéraires importantes, voire majeures.

Acheminés et distribués par le facteur, le Truismes de Marie Darrieussecq, le Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part d’Anna Gavalda ou encore L’art français de la guerre d’Alexis Jenni – Goncourt 2011 – en apportent des preuves pour le moins éclatantes.

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La Fondation La Poste favorise le développement humain et la proximité à travers l’écriture, pour tous, sur tout le territoire et sous toutes ses formes.

La Poste ne s’y est pas trompée.

En créant via sa Fondation en 2015 le prix « Envoyé par La Poste », elle souhaitait soutenir des projets littéraires divers et talentueux, écrits en langue française et adressés au comité de lecture des éditeurs par voie postale.

Une manière de fidélité à sa vocation : être au service de tous, partout, tout le temps…

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Lauréate de l’édition 2018, Pauline Delabroy-Allard a été distinguée pour son roman « Ca raconte Sarah », diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues.

Le prix récompense ainsi depuis cinq ans un ouvrage découvert par un éditeur sans qu’aucune recommandation, pression ou moindre copinage ne soient intervenus.

Et la qualité a toujours été au rendez-vous.

On se souvient par exemple de la lauréate 2018, Pauline Delabroy-Allard, distinguée pour son roman Ça raconte Sarah.

L’ouvrage, assez largement plébiscité par la presse, avait très vite rencontré son public (diffusé à 43 000 exemplaires et traduit dans une dizaine de langues).

Présidé par Olivier Poivre d’Arvor, le jury rendra son verdict le 26 août. En attendant, on peut déjà tout l’été se faire sa propre idée…

Rodolphe Pays

Les six livres sélectionnés…

Adrien Blouët, L’absence de ciel, éditions Noir sur Blanc / Notabilia

Olivier Dorchamps, Ceux que je suis, éditions Finitude

Mathilde Forget, À la demande d’un tiers, éditions Grasset

Victoria Mas, Le Bal des folles, éditions Albin Michel

Anne Pauly, Avant que j’oublie, éditions Verdier

Beata Umubyeyi Mairesse, Tous tes enfants dispersés, éditions Autrement

… et leurs auteurs

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Adrien Blouët, Olivier Dorchamps, Mathilde Forget, Victoria Mas, Anne Pauly et Beata Umubyeyi Mairesse. (Photos Marc Melki / Sandrine Cellard / Jean-François Paga / Astrid Di Crollalanza / DR VERDIER / Rodolphe Escher)

Les membres du jury

Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, ambassadeur de France en Tunisie, président du jury

Pauline Delabroy-Allard, professeur-documentaliste et écrivaine (lauréate du 4e Prix « Envoyé par La Poste »)

Dominique Blanchecotte, présidente de Paris Sciences et Lettres Alumni

Marie-Laure Delorme, journaliste

Serge Joncour, écrivain

Marie Llobères, déléguée générale de la Fondation d’entreprise La Poste

Christophe Ono-dit-Biot, écrivain, directeur adjoint de la rédaction du magazine Le Point

Site de la Fondation La Poste

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Réouverture du Musée de La Poste : des responsables du musée évoquent la dernière ligne droite… Volet 2.

26 juin 2019
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Bâtiment quasi terminé, installations très avancées, aménagements en cours… Les préparatifs avant la réouverture du musée vont bon train. (photo Hervé Abbadie)

Bâtiment quasi terminé, installations très avancées, aménagements en cours… Les préparatifs avant la réouverture du Musée de La Poste vont bon train.

Des responsables du musée font le point, évoquent le lieu, les futures expositions, animations, boutique, communication…

Après les propos de la directrice du patrimoine et des expositions, du secrétaire général et de la responsable du service Politique des publics publiés la semaine dernière, ceux des responsables de la communication et du commercial…

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Martine Morel, directrice de la communication. (photo Thierry Debonnaire)

Une communication autour de l’identité du Musée de La Poste

« A nouveau musée, nouvelle communication.

Le musée reprend la dénomination Musée de La Poste et affiche une nouvelle identité visuelle élaborée comme une signature.

La charte graphique, entièrement revisitée, fait référence à la trame patrimoniale du bâtiment et au pli.

La nouvelle identité numérique s’articulera autour du nouveau site internet – responsive, accessible, et dynamique – et d’une présence démultipliée sur les réseaux sociaux.

A nouveau musée, nouvelle information aussi. LeMag, qui fête ses 10 ans, cèdera la place à une autre publication, aux format, périodicité, rubriques, contenus, ton éditorial repensés…

Ce magazine sera diffusé au musée, en ligne et par courrier ».

Martine Morel , directrice de la communication

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Bruno Pattou, responsable commercial. (photo Thierry Debonnaire)

Satisfaire les passionnés comme le grand public

« L’équipe commerciale s’affaire autour du choix des produits et services à proposer aux visiteurs.

Elle s’appuie aussi sur l’expertise d’une agence de design pour concevoir l’ambiance et le mobilier de la nouvelle boutique.

Des éléments mobiles de présentation s’adapteront ainsi à la diversité de l’offre, à une programmation événementielle, à l’actualité du musée.

L’ambiance sera attractive et valorisera l’image de La Poste, en capitalisant sur l’ancrage historique et en stimulant la création.

Pour satisfaire les passionnés comme le grand public, notre offre s’articulera autour de cinq univers : la philatélie, la librairie, l’écriture, les produits « iconiques » (modèles réduits de boîtes aux lettres, de véhicules postaux… ) et les expositions temporaires. »

Bruno Pattou , responsable commercial Propos recueillis par Rodolphe Pays

Pour en savoir plus sur la rénovation du musée

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Réouverture : des responsables du Musée de La Poste évoquent la dernière ligne droite

26 juin 2019
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Bâtiment quasi terminé, installations très avancées, aménagements en cours… Les préparatifs avant la réouverture du musée vont bon train. (photo Hervé Abbadie

Bâtiment quasi terminé, installations très avancées, aménagements en cours… Les préparatifs avant la réouverture du musée vont bon train.

Des responsables du musée font le point, évoquent le lieu, les futures expositions, animations, boutique, communication… Volet 1.

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Agnès Mirambet-Paris, directrice du patrimoine et des expositions. (photo Thierry Debonnaire)

Accrochage, tests, pilotage…

« Des centaines de pièces ont été nettoyées, restaurées ou encadrées, on prépare leur accrochage ou leur soclage sur les trois plateaux d’exposition permanente du Musée.

Les semaines qui viennent seront également consacrées à la pose de la signalétique.

Des préparatifs qui valent aussi pour l’exposition temporaire de réouverture, qui proposera une sélection de pièces acquises ces dernières années.

Dans le même temps, il va falloir procéder au délicat exercice de la suspension d’œuvres dans le totem, le puits de lumière situé au cœur du musée, tester tous les nouveaux dispositifs multimédias…

Et piloter l’aménagement des nouvelles réserves. »

Agnès Mirambet-Paris , directrice du patrimoine et des expositions

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Yannick Noël, secrétaire général (photo Thierry Debonnaire)

Vers l’ouverture, la luminosité

« Après avoir épuisé les joies de la réglementation IGH (Immeuble de Grande Hauteur), réglementation créée à l’origine pour la construction de notre voisine la Tour Montparnasse, voilà enfin le Musée qui dévoile sa nouvelle coque d’ERP (Etablissement Recevant du Public).

Les pompiers nous en sauront gré, l’ancien musée, édifié en1973, était un condensé de tout ce qu’il fallait éviter de faire en termes de sécurité.

Le nouveau bâtiment est une synthèse de l’ancien – béton, cloisons, angles… – et du moderne – perspective, lumière, totem/puits de lumière…

L’ancien a résisté avec sa façade, ses murs, et le nouveau s’est frayé un chemin vers l’ouverture, la luminosité. »

Yannick Noël , secrétaire général

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Hakima Benabderrahmane, responsable du service Politique des publics. (photo Thierry Debonnaire)

De belles surprises

« Après cinq années d’animations et ateliers hors les murs, le service Politique des publics est à nouveau prêt à accueillir ses visiteurs.

L’enjeu est de taille : les faire revenir au Musée de La Poste après qu’ils aient eu l’opportunité de le découvrir sans se déplacer !

C’est pourquoi nous leur réservons de belles surprises.

Avec un nouveau programme d’actions pédagogiques et culturelles qui répond aux besoins et à la diversité de nos publics : scolaires, adultes, jeunes, « champ social », personnes en situation de handicap…

Enfin, nous espérons – c’était le premier objectif de ces travaux de rénovation – devenir une référence de musée accessible à tous et obtenir ainsi le label Accessibilité dès la réouverture. »

Hakima Benabderrahmane , responsable du service Politique des publics

Propos recueillis par Rodolphe Pays

Volet 2 à suivre…

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LeMag-Musée de La Poste : le point sur les travaux et les 36 Unes publiées depuis 10 ans

26 juin 2019

Le trente-sixième et dernier LeMag est paru. C’est une nouvelle publication qui prendra le relais à la réouverture du musée.

Au sommaire, le point sur la phase finale de la rénovation et des aménagements en cours.

Et toute l’actualité du musée depuis 10 ans vue à travers les Unes publiées depuis le 1er numéro.

Semaine après semaine, l’ouverture du Musée de La Poste se rapproche. Le bâtiment désormais achevé, place aujourd’hui aux finitions, aménagements, installations de mobilier…

Et, dans leur sillage, à la mise en place dans les trois nouveaux plateaux voués aux collections de toutes les œuvres, pièces et documents qui seront bientôt présentés aux visiteurs.

Ce numéro de LeMag apporte des précisions sur la phase finale de la rénovation en donnant la parole à quelques responsables du musée en charge du patrimoine, de l’organisation, des animations, du commercial, de la communication.

Le supplément « travaux » encarté dans le magazine fait également le point sur l’avancée du chantier : déroulement des opérations en cours, tests « sécurité », calendrier…

Et à nouveau musée, nouvelle information : LeMag cédera la place dans les mois qui viennent à une autre publication. Changements de périodicité, de format, de rubriques, de ton…

En attendant, pour cette dernière édition – qui marque les 10 ans de son existence – LeMag revisite l’actualité du musée de la décennie écoulée.

En images : à travers la reprise des 36 Unes publiées depuis 2009, c’est l’essentiel des actions, événements et projets initiés par le musée qui est évoqué.

Une rétrospective qui en dit long… avant que l’histoire se poursuive très prochainement.

Rodolphe Pays

LeMag-Musée de La Poste est diffusé par abonnement.

Il est également disponible à la boutique du Musée de La Poste (21 avenue du Maine, Paris 15e).

La revue est aussi téléchargeable sur le site internet du musée.

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Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent.

Les travaux de rénovation du Musée de La Poste arrivent à leur terme.

Le gros œuvre achevé, place désormais aux aménagements et à l’installation des vitrines.

Les travaux concernant le bâtiment proprement dit se terminent. Les quelques revêtements muraux et de sols qui restaient à poser sont en train de l’être.

Preuve que le chantier s’apprête à toucher à sa fin, place désormais aux mobiliers. En particulier les vitrines.

Nombre d’entre elles sont déjà en place. Les plus encombrantes – 5 mètres de longueur – ont été hissées dans les étages des salles de collection par le totem (large puits de lumière ouvert au cœur du musée).

Ne restera bientôt plus qu’à y déposer les œuvres. Celles-ci rejoindront progressivement le musée en juin et durant l’été.

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Les extérieurs ne sont pas délaissés. A l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes

Les banques d’accueil des plateaux d’exposition et de la boutique sont elles aussi en phase d’installation (l’agencement des rayonnages et des meubles de stockage de l’espace commercial se fera aussitôt après).

Les extérieurs ne sont pas délaissés. La façade du musée est aujourd’hui libérée de la palissade qui protégeait le chantier. Et, à l’arrière, la terrasse est revêtue d’une superbe pelouse et hérissée d’arbustes.

L’ouverture est cette fois bien en vue.

Rodolphe Pays

(photos Hervé Abbadie)

Sécurité « incendie », qualité de l’air…

Des tests sont régulièrement effectués au sein des différents plateaux et espaces du musée. Ces contrôles concernent notamment la sécurité « incendie », la qualité de l’air, le niveau d’hygrométrie, les températures…

Des vérifications indispensables pour répondre aux normes de sécurité exigées en vue de la réouverture.

Calendrier

Avril 2015  : lancement du chantier

Été et automne 2015 : curage

2016/ 1er semestre 2017 : démolition intérieure et reconstruction

Fin 2017 : reconstruction et « clos/couvert » achevés.

1er semestre 2018 : Intervention des corps d‘état architecturaux.

Fin 2018 : finition du « totem » (puits de lumière)

1er semestre 2019 : aménagement des espaces muséographiques, installation des dispositifs audiovisuels, graphiques…

Été 2019 : fin de l’installation du mobilier et réception des œuvres…

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Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son festival annuel de Musique de chambre. Des places sont encore disponibles…

Un lieu chargé d’histoire auquel le Musée de La Poste s’associe par ailleurs régulièrement pour des expositions ou des conférences.

Les beaux jours reviennent. Ou peu s’en faut. Et avec eux, le temps des festivals. Musique, théâtre, danse, marionnettes…

Programmés partout en France, à Paris, en Bretagne, bien sûr dans tous les suds… Et ailleurs. Certains prestigieux, courus, incontournables, médiatisés…

Tandis que d’autres, cependant pas moins attractifs, ne connaissent pas la notoriété qu’ils méritent.

Dédié à la Musique de chambre, celui organisé depuis plus d’une dizaine d’années à Ormes, dans la Vienne, est de ceux-là. Pourtant, et à plusieurs titres, il pourrait bénéficier d’une bien meilleure reconnaissance (le public fidèle qui s’y rend chaque année ne s’y trompe pas).

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Le Festival des Ormes réunit chaque année des interprètes exceptionnels

D’abord parce que sa programmation est toujours remarquable.

Élaborée sous la houlette du grand altiste Michel Michalakakos, le directeur artistique du festival, elle comprend une fois encore pour cette nouvelle édition des pièces exceptionnelles, de Haydn, Beethoven, Brahms, Schubert , Mozart, Schumann, Satie, Saint-Saëns…

Et puis les interprètes, tous formidables.

Michel Michalakakos, au premier rang d’entre eux, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les pianistes Jean-Claude Pennetier et Claire Désert, le flûtiste Jean Ferrandis, le clarinettiste Philippe Berrod…

Sans oublier la Quator Parissii (formé des violonistes Arnaud Vallin et Doriane Gable, de l’altiste Dominique Lobet et du violoncelliste Jean-Philippe Martignoni), déjà présent à la première édition de la manifestation et qui fera l’ouverture du festival le 25 mai. Rien que des virtuoses…

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Au centre de l’immense cour du relais, le pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux

Le Festival des Ormes, c’est aussi un lieu. Magique, historique. Et une architecture merveilleuse.

Edifié au XIIIe siècle, cet ensemble de bâtiments entourant une immense cour carrée abritait initialement un haras (un extraordinaire pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux forme le centre du domaine). Plus d’un siècle durant, jusqu’à l’apparition du chemin de fer, il fût ensuite un relais de poste.

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Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires d’un lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Le Relais des Ormes, c’est également une région, proche des châteaux de la Loire, de la douceur angevine.

Autant de raisons – musicales, esthétiques, historiques, touristiques… – de venir passer une soirée (et même pourquoi pas plusieurs) de mai ou de juillet, là-bas, entre Tours et Châtellerault.

Et d’y être accueilli, toujours élégamment et aimablement, par Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires de ce lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Rodolphe Pays

Programmation et réservation

Des visites du relais aussi avec le Musée de La Poste

Le Musée de La Poste a réalisé une série de panneaux expliquant l’histoire et le fonctionnement du relais. Celle-ci est présentée en permanence dans l’ancien manège du domaine (aux côtés de pièces et d’objets tels que des bottes de postillon, grelots de chevaux… ).

Une exposition temporaire sur le thème de la poste aux chevaux conçue par le musée a également été installée à l’attention des visiteurs.

Et des conférences données par des historiens du musée se tiennent aussi au sein du relais.

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Joué devant près de 500 personnes le 3 mai à Bobigny à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le spectacle Douze Cordes a été repris quelques jours après au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne) où les huit co-auteurs de cet opéra chorégraphique sont détenus.

L’opéra chorégraphique Douze Cordes, joué le 3 mai dernier à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, a connu un vrai succès.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste qui a permis à de jeunes hommes détenus de canaliser leur énergie et de trouver les mots pour se raconter…

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Douze Cordes, un titre qui fait référence aux 12 cordes qui entourent un ring de boxe et qui symbolise aussi les qualités – identifiées et émergentes – des acteurs et co-auteurs du spectacle

La représentation donnée dans la grande salle de la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, s’achève.

C’est un succès : applaudissements nourris des près de 500 personnes présentes, bravos qui fusent, visages joyeux…

Beaucoup d’émotion aussi, quasi unanime, visible chez les jeunes, les moins jeunes, les habitués ou non du lieu…

Sourires jusque dans les yeux, Haïs, Ouss, Soso, Nanass, Yakoub et Bilel saluent le public venu assister à « leur » spectacle.

Aux côtés de ces jeunes hommes artistes d’un soir, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris, des DJ, percussionniste, danseur…

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Sur scène, pour le salut, aux côtés des acteurs, danseurs et musiciens, l’accolade d’Hervé Sika, le chorégraphe, et de Mohamed Rouabhi, le responsable des ateliers « Paroles et écrits ».

Les projecteurs éteints, les professionnels retourneront chez eux.

Et Haïs et ses camarades de scène rejoindront le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), où ils sont détenus pour des faits de violence graves.

Simple respiration pour ces garçons au parcours « cabossé », selon le terme de Franck Della Valle, violoniste et arrangeur de la partie musicale de ce spectacle intitulé Douze Cordes, ou possible nouveau départ vers une vie différente, contrôlée, éclairée… ? Trop tôt pour le dire.

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Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux. (photo Guénaèle Calant)

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux.

« L’idée, c’était de travailler sur la thématique de la violence, et de bâtir une proposition artistique qui s’appuie sur des substituts à cette violence, qui l’absorbe, contribue à la raisonner, qui ouvre aussi sur d’autres horizons, explique-t-elle, c’est pourquoi on a décidé d’associer la boxe, sport qui canalise l’énergie, et les mots, moyens de s’affranchir de la frustration qu’engendre la mauvaise maîtrise de l’écrit, de l’expression. »

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Ateliers d’écriture, cours de boxe, d’expression corporelle… : deux journées de travail rigoureux par semaine pendant six mois ont permis de monter le spectacle.

Deux défis à relever : aucun de ces garçons n’avait pratiqué la boxe, et tous, à divers degrés, connaissaient de sérieuses difficultés dans l’exercice de la lecture et de l’écriture.

« Cette représentation, sa réussite, est bien sûr importante, très valorisante, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui a demandé beaucoup d’efforts, d’engagement, poursuit Irène Muscari, mais c’est d’abord ce travail, tout le parcours emprunté pour y parvenir qui compte avant tout. »

Autrement dit, le fond plus encore que la forme. Et de fond il n’en n’a pas manqué pour parvenir à monter le projet.

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Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, comédien et metteur en scène, a animé pour les détenus des ateliers d’écriture d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés…

Il a d’abord fallu instaurer de la confiance. Faire poindre la parole, puis l’écrit. Susciter la réflexion, le regard posé sur soi, sur les autres, sur tous les autres.

S’attacher aussi à vaincre les appréhensions, les tabous, la crainte de pénétrer dans des univers méconnus…

C’est Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, metteur en scène et comédien, qui a œuvré pour faciliter cette réappropriation, cette libération de la parole orale et écrite.

A travers des ateliers d’écriture réguliers d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés… D’où comme une réassurance, une nouvelle estime de soi ont également pu émerger.

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Parallèlement aux ateliers d’écriture, des cours de boxe ont également été dispensés par l’entraîneur Stéphane Pardin.

« Le travail de Mohamed Rouabhi était une base de départ indispensable au projet, séance après séance il a fait en sorte que le bouillonnement intérieur de chacun des participants soit restitué, ordonné, hiérarchisé, indique Irène Muscari, beaucoup de lacunes ont pu être comblées, et le résultat est plus que satisfaisant, écrit par eux le slam de fin de spectacle est par exemple tout simplement magnifique. »

Parallèlement, des cours de boxe ont été dispensés. Stéphane Pardin, un entraîneur expérimenté, les a pris en charge. Là encore, l’apprentissage s’est révélé progressivement fructueux, complémentaire des autres disciplines – au propre et figuré – abordées.

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Après les ateliers d’écriture et les cours de boxe, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais. (photo B. Facchi)

Ces premières étapes franchies, la phase plus directement artistique pouvait alors s’amorcer.

Et là, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais.

« L’intention a été de créer un opéra hip-hop chorégraphique autour des mots de ces jeunes et de la boxe, précise-t-il, et d’associer ces garçons à des professionnels, et ensemble, avec la même exigence, la même rigueur de gagner ce pari. »

Petit à petit, à raison de deux journées de réflexion, de travail et de répétition par semaine – rémunérées comme pour les intermittents du spectacle -, le projet a pris forme. Les mots sont venus, les idées, les propositions.

Sous la direction de Franck Della Valle, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris s’y sont greffés, et puis une chanteuse lyrique, un DJ, un danseur…

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« Il fallait créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs. » Hervé Sika

« Il fallait agréger tout ça, créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs, conclut Hervé Sika, la prestation de vendredi montre que la troupe ainsi formée a répondu à l’attente, a proposé une vraie prestation, forte, pleine de sens et, je l’espère pour les détenus, porteuse d’avenir. »

Les codétenus des jeunes acteurs ont également pu voir le spectacle. Douze Cordes a en effet été donné au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin quelques jours après sa représentation à Bobigny.

Cette fois joué par les huit détenus qui l’avaient préparé (deux d’entre eux – Bangali et Kamel – n’avaient pas obtenu de permission de sortie pour la première séance).

« Dans les mois qui viennent, le grand public pourra également apprécier le travail ainsi réalisé, indique Irène Muscari, une captation de la soirée de Bobigny a été faite et un documentaire sur le projet du réalisateur Emmanuel Courcol est en cours d’élaboration.

L’émotion déjà suscitée lors des deux récentes représentations ne devrait ainsi pas retomber de sitôt. On peut aussi espérer que le spectacle puisse être à nouveau joué sur scène.

Et peut-être surtout que ces comédiens en herbe consacrent désormais toute leur énergie et les talents qu’ils ont démontrés à de futurs beaux projets personnels… pourquoi pas également soutenus par la Fondation La Poste.

Rodolphe Pays

Tout le chemin parcouru

« Deux heures avant le lever de rideau, Hervé Sika, le metteur en scène et chorégraphe, a souhaité apporter des modifications dans le déroulement du spectacle.

Surpris, un des acteurs a réagi, s’est interrogé sur ce changement, a voulu comprendre sa motivation.

Cette implication, cet intérêt, montrent tout le chemin parcouru par ces jeunes détenus. Si le jour du premier atelier, on m’avait dit qu’ils se seraient autant investis, je ne sais pas si j’y aurais cru. » Irène Muscari.

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