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Le Blog

Le blog officiel du Musée de La Poste accompagne au quotidien l’actualité du musée. Il traite de toutes ses activités : collections, expositions, animations, vente de produits culturels et philatéliques…

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Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son Festival de Musique de chambre

21 mai 2019

Le Relais de poste des Ormes prépare la nouvelle édition de son festival annuel de Musique de chambre. Des places sont encore disponibles…

Un lieu chargé d’histoire auquel le Musée de La Poste s’associe par ailleurs régulièrement pour des expositions ou des conférences.

Les beaux jours reviennent. Ou peu s’en faut. Et avec eux, le temps des festivals. Musique, théâtre, danse, marionnettes…

Programmés partout en France, à Paris, en Bretagne, bien sûr dans tous les suds… Et ailleurs. Certains prestigieux, courus, incontournables, médiatisés…

Tandis que d’autres, cependant pas moins attractifs, ne connaissent pas la notoriété qu’ils méritent.

Dédié à la Musique de chambre, celui organisé depuis plus d’une dizaine d’années à Ormes, dans la Vienne, est de ceux-là. Pourtant, et à plusieurs titres, il pourrait bénéficier d’une bien meilleure reconnaissance (le public fidèle qui s’y rend chaque année ne s’y trompe pas).

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Le Festival des Ormes réunit chaque année des interprètes exceptionnels

D’abord parce que sa programmation est toujours remarquable.

Élaborée sous la houlette du grand altiste Michel Michalakakos, le directeur artistique du festival, elle comprend une fois encore pour cette nouvelle édition des pièces exceptionnelles, de Haydn, Beethoven, Brahms, Schubert , Mozart, Schumann, Satie, Saint-Saëns…

Et puis les interprètes, tous formidables.

Michel Michalakakos, au premier rang d’entre eux, le violoncelliste Dominique de Williencourt, les pianistes Jean-Claude Pennetier et Claire Désert, le flûtiste Jean Ferrandis, le clarinettiste Philippe Berrod…

Sans oublier la Quator Parissii (formé des violonistes Arnaud Vallin et Doriane Gable, de l’altiste Dominique Lobet et du violoncelliste Jean-Philippe Martignoni), déjà présent à la première édition de la manifestation et qui fera l’ouverture du festival le 25 mai. Rien que des virtuoses…

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Au centre de l’immense cour du relais, le pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux

Le Festival des Ormes, c’est aussi un lieu. Magique, historique. Et une architecture merveilleuse.

Edifié au XIIIe siècle, cet ensemble de bâtiments entourant une immense cour carrée abritait initialement un haras (un extraordinaire pédiluve en forme de coquille où s’abreuvaient et se rafraîchissaient les chevaux forme le centre du domaine). Plus d’un siècle durant, jusqu’à l’apparition du chemin de fer, il fût ensuite un relais de poste.

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Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires d’un lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Le Relais des Ormes, c’est également une région, proche des châteaux de la Loire, de la douceur angevine.

Autant de raisons – musicales, esthétiques, historiques, touristiques… – de venir passer une soirée (et même pourquoi pas plusieurs) de mai ou de juillet, là-bas, entre Tours et Châtellerault.

Et d’y être accueilli, toujours élégamment et aimablement, par Philippe et Anne de Logivière, les propriétaires de ce lieu qui gagne vraiment à être mieux encore (re)connu.

Rodolphe Pays

Programmation et réservation

Des visites du relais aussi avec le Musée de La Poste

Le Musée de La Poste a réalisé une série de panneaux expliquant l’histoire et le fonctionnement du relais. Celle-ci est présentée en permanence dans l’ancien manège du domaine (aux côtés de pièces et d’objets tels que des bottes de postillon, grelots de chevaux… ).

Une exposition temporaire sur le thème de la poste aux chevaux conçue par le musée a également été installée à l’attention des visiteurs.

Et des conférences données par des historiens du musée se tiennent aussi au sein du relais.

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La Fondation La Poste soutient un spectacle coécrit et joué par des détenus du centre pénitentiaire de Meaux

21 mai 2019
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Joué devant près de 500 personnes le 3 mai à Bobigny à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, le spectacle Douze Cordes a été repris quelques jours après au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne) où les huit co-auteurs de cet opéra chorégraphique sont détenus.

L’opéra chorégraphique Douze Cordes, joué le 3 mai dernier à la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, a connu un vrai succès.

Un projet soutenu par la Fondation La Poste qui a permis à de jeunes hommes détenus de canaliser leur énergie et de trouver les mots pour se raconter…

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Douze Cordes, un titre qui fait référence aux 12 cordes qui entourent un ring de boxe et qui symbolise aussi les qualités – identifiées et émergentes – des acteurs et co-auteurs du spectacle

La représentation donnée dans la grande salle de la Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, s’achève.

C’est un succès : applaudissements nourris des près de 500 personnes présentes, bravos qui fusent, visages joyeux…

Beaucoup d’émotion aussi, quasi unanime, visible chez les jeunes, les moins jeunes, les habitués ou non du lieu…

Sourires jusque dans les yeux, Haïs, Ouss, Soso, Nanass, Yakoub et Bilel saluent le public venu assister à « leur » spectacle.

Aux côtés de ces jeunes hommes artistes d’un soir, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris, des DJ, percussionniste, danseur…

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Sur scène, pour le salut, aux côtés des acteurs, danseurs et musiciens, l’accolade d’Hervé Sika, le chorégraphe, et de Mohamed Rouabhi, le responsable des ateliers « Paroles et écrits ».

Les projecteurs éteints, les professionnels retourneront chez eux.

Et Haïs et ses camarades de scène rejoindront le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), où ils sont détenus pour des faits de violence graves.

Simple respiration pour ces garçons au parcours « cabossé », selon le terme de Franck Della Valle, violoniste et arrangeur de la partie musicale de ce spectacle intitulé Douze Cordes, ou possible nouveau départ vers une vie différente, contrôlée, éclairée… ? Trop tôt pour le dire.

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Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux. (photo Guénaèle Calant)

Le projet Douze Cordes est né en octobre dernier à l’initiative d’Irène Muscari, chargée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Seine-et-Marne de la coordination culturelle de l’établissement carcéral de Meaux.

« L’idée, c’était de travailler sur la thématique de la violence, et de bâtir une proposition artistique qui s’appuie sur des substituts à cette violence, qui l’absorbe, contribue à la raisonner, qui ouvre aussi sur d’autres horizons, explique-t-elle, c’est pourquoi on a décidé d’associer la boxe, sport qui canalise l’énergie, et les mots, moyens de s’affranchir de la frustration qu’engendre la mauvaise maîtrise de l’écrit, de l’expression. »

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Ateliers d’écriture, cours de boxe, d’expression corporelle… : deux journées de travail rigoureux par semaine pendant six mois ont permis de monter le spectacle.

Deux défis à relever : aucun de ces garçons n’avait pratiqué la boxe, et tous, à divers degrés, connaissaient de sérieuses difficultés dans l’exercice de la lecture et de l’écriture.

« Cette représentation, sa réussite, est bien sûr importante, très valorisante, c’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine qui a demandé beaucoup d’efforts, d’engagement, poursuit Irène Muscari, mais c’est d’abord ce travail, tout le parcours emprunté pour y parvenir qui compte avant tout. »

Autrement dit, le fond plus encore que la forme. Et de fond il n’en n’a pas manqué pour parvenir à monter le projet.

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Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, comédien et metteur en scène, a animé pour les détenus des ateliers d’écriture d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés…

Il a d’abord fallu instaurer de la confiance. Faire poindre la parole, puis l’écrit. Susciter la réflexion, le regard posé sur soi, sur les autres, sur tous les autres.

S’attacher aussi à vaincre les appréhensions, les tabous, la crainte de pénétrer dans des univers méconnus…

C’est Mohamed Rouabhi, auteur dramatique, metteur en scène et comédien, qui a œuvré pour faciliter cette réappropriation, cette libération de la parole orale et écrite.

A travers des ateliers d’écriture réguliers d’où ont pu surgir des sentiments, des visions du monde enfouis, oubliés… D’où comme une réassurance, une nouvelle estime de soi ont également pu émerger.

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Parallèlement aux ateliers d’écriture, des cours de boxe ont également été dispensés par l’entraîneur Stéphane Pardin.

« Le travail de Mohamed Rouabhi était une base de départ indispensable au projet, séance après séance il a fait en sorte que le bouillonnement intérieur de chacun des participants soit restitué, ordonné, hiérarchisé, indique Irène Muscari, beaucoup de lacunes ont pu être comblées, et le résultat est plus que satisfaisant, écrit par eux le slam de fin de spectacle est par exemple tout simplement magnifique. »

Parallèlement, des cours de boxe ont été dispensés. Stéphane Pardin, un entraîneur expérimenté, les a pris en charge. Là encore, l’apprentissage s’est révélé progressivement fructueux, complémentaire des autres disciplines – au propre et figuré – abordées.

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Après les ateliers d’écriture et les cours de boxe, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais. (photo B. Facchi)

Ces premières étapes franchies, la phase plus directement artistique pouvait alors s’amorcer.

Et là, c’est le chorégraphe et danseur Hervé Sika qui a pris le relais.

« L’intention a été de créer un opéra hip-hop chorégraphique autour des mots de ces jeunes et de la boxe, précise-t-il, et d’associer ces garçons à des professionnels, et ensemble, avec la même exigence, la même rigueur de gagner ce pari. »

Petit à petit, à raison de deux journées de réflexion, de travail et de répétition par semaine – rémunérées comme pour les intermittents du spectacle -, le projet a pris forme. Les mots sont venus, les idées, les propositions.

Sous la direction de Franck Della Valle, des musiciens de l’orchestre de chambre de Paris s’y sont greffés, et puis une chanteuse lyrique, un DJ, un danseur…

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« Il fallait créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs. » Hervé Sika

« Il fallait agréger tout ça, créer un groupe qui aille dans le même sens, bien sûr avec les qualités des uns et des autres, les potentiels, mais aussi les défauts, les peurs, conclut Hervé Sika, la prestation de vendredi montre que la troupe ainsi formée a répondu à l’attente, a proposé une vraie prestation, forte, pleine de sens et, je l’espère pour les détenus, porteuse d’avenir. »

Les codétenus des jeunes acteurs ont également pu voir le spectacle. Douze Cordes a en effet été donné au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin quelques jours après sa représentation à Bobigny.

Cette fois joué par les huit détenus qui l’avaient préparé (deux d’entre eux – Bangali et Kamel – n’avaient pas obtenu de permission de sortie pour la première séance).

« Dans les mois qui viennent, le grand public pourra également apprécier le travail ainsi réalisé, indique Irène Muscari, une captation de la soirée de Bobigny a été faite et un documentaire sur le projet du réalisateur Emmanuel Courcol est en cours d’élaboration.

L’émotion déjà suscitée lors des deux récentes représentations ne devrait ainsi pas retomber de sitôt. On peut aussi espérer que le spectacle puisse être à nouveau joué sur scène.

Et peut-être surtout que ces comédiens en herbe consacrent désormais toute leur énergie et les talents qu’ils ont démontrés à de futurs beaux projets personnels… pourquoi pas également soutenus par la Fondation La Poste.

Rodolphe Pays

Tout le chemin parcouru

« Deux heures avant le lever de rideau, Hervé Sika, le metteur en scène et chorégraphe, a souhaité apporter des modifications dans le déroulement du spectacle.

Surpris, un des acteurs a réagi, s’est interrogé sur ce changement, a voulu comprendre sa motivation.

Cette implication, cet intérêt, montrent tout le chemin parcouru par ces jeunes détenus. Si le jour du premier atelier, on m’avait dit qu’ils se seraient autant investis, je ne sais pas si j’y aurais cru. » Irène Muscari.

En savoir plus sur la Fondation La Poste

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Réouverture du Musée de La Poste : le décor commence à être planté

29 avril 2019
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La façade classée du Musée de La Poste, totalement restaurée, a retrouvé tout son éclat.

La réouverture du Musée de La Poste n’est plus désormais qu’une question de mois.

Sur le théâtre des opérations, travaux, aménagements et installations se poursuivent sans relâche.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups, c’est vrai. Mais quand même, le lever de rideau approche. Plus si doucement désormais, mais toujours sûrement.

D’abord, le bâtiment, ses structures, ses espaces sont achevés. Murs, cloisons, couloirs, escaliers, ascenseurs, baies vitrées sont posés. Les sols – résines, planchers… – aussi.

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Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle.

Le « totem », puits de lumière, vaste carrefour en trois dimensions du musée, est en place, comme déjà prêt à ravir les visiteurs, à les inciter – c’est sa vocation – à se rendre sur les différents plateaux, les lieux d’accueil, la boutique…

Et le décor commence à être planté. Les premières vitrines destinées à abriter les œuvres, pièces et documents des collections ont été installées. Les autres suivront dans les jours et semaines qui viennent.

A l’extérieur, la façade classée, totalement restaurée, a retrouvé son éclat. Au rez-de-chaussée, l’entrée du public comme des « artistes » est quasi opérationnelle : les larges devantures de verre laissent déjà entrevoir le hall d’accès du musée.

On n’en est pas encore à frapper les trois coups. Mais déjà le régisseur s’est saisi du « brigadier »…

Rodolphe Pays

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Prix Wepler-Fondation La Poste 2019 : appel aux postiers candidats pour être membre du jury

18 avril 2019
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L’affiche du Prix Wepler-Fondation La Poste 2018

Le 22e Prix Wepler-Fondation La Poste sera décerné en novembre prochain.

Le Jury se constitue. Il comportera comme chaque année un postier.

Les collaborateurs de l’entreprise ont encore un peu de temps pour postuler. Avis aux amateurs… de littérature.

« Du côté de la place Clichy, se trouve le café Wepler, qui fut longtemps mon repère favori. Je m’y suis assis à l’intérieur ou sur la terrasse, par tous les temps. Je le connaissais comme un livre. Les visages des serveurs, des directeurs, des caissières, des putains, des habitués, même ceux des dames des lavabos sont gravés dans ma mémoire comme les illustrations d’un livre que je lirais tous les jours. »

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Remise du Prix 2018 à la brasserie Wepler, de g. à dr. : Gilbert Glavic, facteur montmartrois, Marie-Rose Guarniéri, fondatrice du Prix, Agnès Kulifer, postière membre du jury et Philippe Wahl, président de La Poste

Dans son roman Jours tranquilles à Clichy, l’auteur américain Henry Miller évoque ainsi sa fréquentation régulière au début des années 1930 de la célèbre brasserie.

Un établissement qu’ont également apprécié, de génération en génération, de nombreux autres écrivains, dont Verlaine, Mallarmé, Céline, Prévert, Vian… Autant de présences successives qui ont un peu fait de la littérature l’ADN du Wepler.

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Les lauréats 2018 : Bertrand Schefer (« Mention » pour Série noire) et Claire Léger (Prix Wepler-Fondation La Poste pour La robe blanche).

C’est donc quasi naturellement que la direction de la brasserie a répondu favorablement il y a une vingtaine d’années à la sollicitation de parrainage – et d’accueil – d’un nouveau prix littéraire.

On est à la fin des années 1990, et Marie-Rose Guarniéri, la directrice de la librairie des Abbesses, située à proximité de la place Clichy, au pied de la butte Montmartre, lance un nouveau défi : se démarquer du jeu parfois prévisible des traditionnelles rentrées littéraires et faire émerger des auteurs contemporains novateurs.

La Fondation La Poste, elle-même soucieuse de la promotion de l’écrit, sera également de l’aventure dès le premier jour.

Le Prix Wepler-Fondation La Poste était né.

Original et audacieux jusque dans son mode de sélection des livres. Les membres du jury sont d’abord tournants. Pas de « jeton de présence » à vie, d’institutionnalisation de la fonction.

Et parmi eux, ni éditeur, ni écrivain. Des professeurs de français, lecteurs, libraires, critiques littéraires, une détenue de longue peine… et un postier (ou postière).

A chaque édition, la tâche n’est pas mince pour chacun de ces jurés nouveaux venus : lire des dizaines et des dizaines de livres durant l’été, participer aux réunions régulières tenues sous la houlette de l’exigeante Marie-Rose Guarniéri, débattre, argumenter, convaincre, relire, confirmer, convenir…

Et choisir.

La « campagne » 2019 est lancée. La 22e.

Et la Fondation La Poste renouvelle son appel à candidature à destination des postiers. C’est elle en effet qui se charge de recueillir les demandes de participation au jury (lesquelles sont ensuite transmises à l’équipe d’organisation du Prix).

Avis aux postiers amoureux de littérature, qu’ils fréquentent déjà ou non la brasserie de la place Clichy…

Rodolphe Pays

Prix Wepler-Fondation La Poste, appel à candidature .

Vous êtes postier, vous aimez lire, vous vous intéressez à l’actualité littéraire : portez-vous candidat pour être membre du jury de la 22e édition du prix littéraire Wepler-Fondation La Poste.

La participation des membres du jury se déroule en deux étapes :

– lire une sélection d’ouvrages pendant l’été,

– participer à plusieurs réunions avec l’ensemble du jury.

Vous souhaitez participer à cette aventure littéraire, envoyez une lettre de motivation et le compte rendu des derniers ouvrages que vous avez lus par courrier avant le jeudi 23 mai 2019 à l’adresse suivante :

Fondation d’entreprise La Poste, CP A 503, 9 rue du Colonel Pierre Avia, 75757 PARIS CEDEX 15

ou par mail  :

fondation.laposte@laposte.fr

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Notre-Dame de Paris : gravée dans les mémoires et sur des timbres

18 avril 2019
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En 2004, La Poste émet ce timbre illustré de Notre-Dame au sein d’une série Portraits de région. Photo Claude Pinson.

Proie des flammes pendant de nombreuses heures, Notre-Dame de Paris a subi d’importants dommages. Pas irréversibles cependant semble-t-il.

La cathédrale, connue dans le monde entier, a fait l’objet de chansons, d’écrits, de tableaux… Et aussi de très nombreux timbres.

Autant de manières de la retrouver dans son intégrité en attendant la reconstruction à venir.

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Timbre émis en 1947. Dessin de Jules Piel.

Elle a été chantée. Par Ferré, Piaf, Mylène Farmer, Renaud, Damien Saez… Elle a été écrite. Par Hugo bien sûr, et aussi Balzac, Grainville, d’autres encore… Nerval l’a versifiée. Et tant de peintres l’ont couchée sur leurs toiles, David, Delacroix, Bouguereau, Matisse, Chagall…

La cathédrale Notre-Dame de Paris apparaît également dans d’innombrables films, beaucoup de documentaires… Dans des jeux vidéo…

Et sur combien de timbres (des dizaines et des dizaines… ), émis dans l’hexagone et partout dans le monde, comme autant de messagers porteurs de l’histoire lointaine et présente de la France.

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Timbre émis à l’occasion du huitième centenaire de la cathédrale. Dessiné et gravé par Claude Durrens

Des timbres qui rappellent huit siècles de spiritualité, de politique, de pouvoir, de culture, de révolte… De génie technique, d’innovation, d’oubli, de renaissance…

Si la cathédrale, qui a été en partie ravagée par un spectaculaire incendie attire depuis des lustres des millions de personnes – avec 14 millions de visiteurs par an, c’est le site le plus fréquenté du pays -, c’est en raison de cet universalisme, de toutes les richesses qu’elle porte en elle.

Édifice catholique, Notre-Dame symbolise ainsi également les racines, l’évolution, l’adaptabilité, la personnalité de la France et des Français.

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Timbre émis en 2010 dans la série Capitales européennes. Créé par Stéphane Humbert-Basset.

La persévérance aussi. La première pierre posée en 1162, les travaux de construction se sont achevés plus d’un siècle et demi plus tard, en 1345.

Avec sa toiture atteignant 35 mètres, ses clochers culminant à 69 mètres et sa flèche pointant à près de 100 mètres, Notre-Dame a longtemps été le bâtiment le plus haut de Paris.

Ce chef d’œuvre gothique a été remis en cause à la Renaissance. On lui reprochait alors d’être « barbare ». Au point à l’époque de recouvrir sa statuaire , ses arcades et beaucoup de ses murs de tentures.

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Timbre de la République Togolaise émis en 1980

Plus tard, les jugeant assombrissant, on a retiré les vitraux du Moyen-Age pour les remplacer par du verre blanc. On a aussi badigeonné les parois de pigment clair.

Sous la Révolution, Notre-Dame a perdu quelques-unes de ses statues, détruites, décapitées… Elle est devenue un temps « Temple de la Raison ».

Si Napoléon 1er y a été sacré empereur des Français, la cathédrale a ensuite été laissée à l’abandon. Au point qu’il a même été envisagé de la raser.

On doit en particulier à Victor Hugo sa conservation. En écrivant Notre-Dame de Paris, en sensibilisant l’opinion, l’auteur a largement contribué au déclenchement du programme de restauration mené au XIXe siècle par les architectes Lassus et Viollet-le-Duc.

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Timbre émis en 1982 par la République de Saint-Marin

Épargnée par les conflits (guerre de 1870, Commune, Première et Deuxième guerres mondiales), la cathédrale a bien failli disparaître lors de l’incendie qui s’est déclenché hier soir.

L’intervention rapide des pompiers et les moyens mis en œuvre ont permis de sauvegarder la structure de l’édifice.

Jusqu’à sa reconstruction, Notre-Dame restera gravée dans toutes les mémoires. Et les timbres y contribueront…

Rodolphe Pays

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La passion selon Jean-Claude Labbé : cinquante ans de collection ininterrompue d’histoire postale

25 mars 2019
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Plus de cinquante ans que Jean-Claude Labbé arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Des collectionneurs, il n’en manque pas. Mais des passionnés tel que Jean-Claude Labbé, ça n’est pas si fréquent.

Depuis plus d’un demi-siècle, cet infatigable chineur arpente les allées des brocantes, vide-greniers et autres foires à tout de l’ouest de la France à la recherche de perles postales.

Et il en a amassées des milliers, dont beaucoup sont exposées régulièrement.

Il y a des anecdotes qui en disent long sur les gens, parfois bien plus que d’interminables entretiens.

Elles révèlent d’un trait les ressorts d’une personnalité, la volonté, l’énergie, la pugnacité… Et mieux encore, témoignent à l’occasion d’une totale et inextinguible passion.

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Le bureau de Jean-Claude Labbé est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors.

Celle qui anime – on peut même dire envahit – Jean-Claude Labbé depuis l’adolescence, l’attrait irrépressible et parfaitement assumé pour tout ce qui concerne l’histoire postale, est ainsi dévoilée à travers une habitude peu banale prise alors qu’il était encore en activité.

Postier aujourd’hui retraité, Jean-Claude a fait toute sa carrière au centre de tri de Caen, en Normandie. Exclusivement en service de nuit. Et certaines aubes post-professionnelles sont édifiantes.

« En principe, on finissait la vacation à 6 heures du matin, mais le samedi surtout, je m’arrangeais pour partir un peu plus tôt, raconte-t-il, je ne rentrais pas chez moi, je filais alors aussitôt vers les brocantes ou les vide-greniers organisés dans la région. »

Tout est dit. En collectionneur avisé, Jean-Claude savait que les bonnes affaires se négocient au petit matin.

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Jean-Claude possède des dizaines de boîtes à timbres. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton...

Et des perles rares dénichées aux aurores, il en a accumulées des centaines, des milliers. Passion, quand tu nous tiens, la chasse aux timbres, lettres, objets postaux de toutes sortes se poursuit aujourd’hui encore inlassablement.

Son domicile, situé aux confins de la Normandie, à quelques centaines de mètres de sa Bretagne natale, est à lui-seul une preuve intangible de l’appétit permanent de son propriétaire pour toutes ces « reliques » qui évoquent la longue histoire de la Poste et un peu aussi celle de la France.

Le bureau de Jean-Claude est un authentique petit musée. Il n’y a que la fenêtre de la pièce pour ne pas être obstruée par une vitrine remplie de trésors. Les couloirs de la maison font figure de salles annexes. Le salon et la cuisine ne sont pas non plus épargnés.

Pas plus que l’atelier, où Jean-Claude procède de temps en temps à de méticuleuses restaurations d’objets.

Et c’est même jusque dans le jardin que l’on retrouve des traces de son addiction : plusieurs boîtes aux lettres de toutes les époques y trônent en différents endroits.

« J’ai commencé par collectionner les timbres, j’avais 16 ans, et j’ai embrayé assez vite sur les objets, pas forcément postaux à l’époque, se rappelle-t-il, c’étaient les débuts des chiffonniers d’Emmaüs, lancés par l’Abbé Pierre, dans mon coin de Bretagne ils nous autorisaient à fouiller dans leur réserves, on y glanait de petites merveilles. »

Le virus, le goût d’amasser des choses, était pris. Définitivement. Service militaire accompli, Jean-Claude intègre la Poste et adhère aux Postiers philatélistes (future Philapostel) du Calvados. Il y rencontre notamment Jean-Claude Coste, le président de l’association – auquel il succèdera quelques années plus tard -, grand collectionneur de boîtes à timbres.

Ces petites antiquités de toutes les époques plaisent beaucoup à Jean-Claude. « Un jour, j’en ai ai vu une chez mes beaux-parents, ils ne savaient pas ce que c’était, n’en connaissaient pas l’usage, explique-t-il, ça a démarré comme ça, je me suis mis à en rechercher dans les brocantes, les vide-greniers, les foires à tout. »

Plusieurs décennies après, Jean-Claude en possède des dizaines. Toutes plus belles, plus fines et délicates les unes que les autres. En argent, en ivoire, en bois, en carton… Des miniatures en forme d’enveloppe, de boîte aux lettres…

De boîtes aux lettres, des « vraies », Jean-Claude n’en manque pas non plus. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

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Jean-Claude a déniché de nombreuses boîtes aux lettres. Si quelques-unes sont installées dans son jardin, d’autres sont accrochées dans différents recoins de sa maison.

« Un jour, des amis anglais philatélistes m’ont demandé si je pouvais leur obtenir une boîte aux lettres française, j’avais un collègue qui s’occupait du parc des boîtes pour le département du Calvados, il m’en a trouvé une réformée pour eux, se souvient Jean-Claude, je me suis dit et pourquoi pas moi, ma quête de boîtes aux lettres a démarré comme ça. » Sa plus belle « prise », une boîte en bois de 1860. Un « must », une rareté obtenue auprès d’un directeur des postes lui aussi passionné par l’histoire de son entreprise.

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Boucle de ceinturon attestant de la qualité de convoyeur du courrier.

Parmi les pièces très anciennes qu’il a pu réunir, on trouve notamment un livret de postillon (affecté au relais de poste de Pontorson) de 1829, un livret de messager (les employés qui assuraient les liaisons « transverses » aux routes de poste) de 1777.

« J’avais également une médaille de Courrier du roi de 1786 trouvée dans une kermesse d’école, une pièce assez exceptionnelle que j’ai vendue un bon prix pour acheter d’autres choses, évoque-t-il avec une pointe de nostalgie, je regrette aujourd’hui de m’en être séparé, il y a peu de chances que je puisse un jour en retrouver une identique. »

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Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets : casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux...

Si Jean-Claude possède une kyrielle de « petits » objets – casquettes et sacoches de facteurs, tampons de bureaux, maquettes de véhicules postaux, tasses, assiettes ou cendriers décorés de motifs postaux… -, il détient également quelques pièces beaucoup plus volumineuses.

Comme cette façade de guichet « 1900 » et son mobilier (casier de tri, machine à oblitérer… ), une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

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Façade de guichet « 1900 », une structure monumentale en chêne extraite dans les années 1980 d’un grenier de la direction de La Poste de l’Orne.

Ou encore ces plaques émaillées, enseignes de bureaux de poste, parfois de plus de 3 mètres de long.

Autant de supports dont Jean-Claude se sert volontiers pour habiller les expositions qu’il présente régulièrement dans l’ouest de la France. En particulier à Mellé, le village d’Ille-et-Vilaine dont il est originaire.

« Cela fait 5 ans que j’expose là-bas, c’est un bel endroit, un enclos paroissial habituellement dédié à l’espace et à la nature, indique-t-il, le thème de l’accrochage de cet été sera la lettre, le plaisir d’écrire, le beau papier à lettre. »

Passionné de documents écrits, de calligraphie, de marcophilie (« Ma première passion »), Jean-Claude invitera les visiteurs à notamment s’intéresser aux enveloppes remarquables dont il a pu se rendre au fil du temps acquéreur.

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Deux lettres de mai 1941 destinées au Maréchal Pétain portant les cachets et indications du bureau de poste du Havre et des ambulants.

Comme celles destinées au Maréchal Pétain, envoyées du Havre en mai 1941, qui comporte la particularité – faut-il y voir un signe politique, une intention… – d’avoir été « recommandée d’office » (comme c’est l’usage pour les envois destinés aux chefs de l’Etat) non pas par le bureau de poste récepteur mais par les ambulants en charge de l’acheminement ferroviaire du courrier.

Et peut-être Jean-Claude y exposera-t-il quelques-unes de ses postes enfantines, choisies parmi l’impressionnante série de « marchandes » postales – dont certaines en « Playmobil » – qu’il a rassemblées depuis des années.

Il y a des expos qui en disent long sur les gens qui les préparent. Celle-ci ne manquera évidemment pas de rappeler la passion et l’enthousiasme définitifs de Jean-Claude Labbé pour l’univers postal.

Rodolphe Pays

Jean-Claude Labbé possède une série impressionnante de postes enfantines, véritables « marchandes » de la Poste…

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Le 170e anniversaire du premier timbre Français se fête cette fin de semaine au Salon philatélique de printemps

13 mars 2019

Le 40e Salon philatélique de printemps ouvre ses portes jeudi 14 mars.

L’occasion pour La Poste de fêter le 170e anniversaire du premier timbre Français.

Et pour les associations soutenues par le Musée de La Poste – Société des amis du Musée de La Poste, Art du Timbre Gravé – d’aller à la rencontre des visiteurs.

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Le premier timbre émis au monde – le 1er mai 1840 -, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria.

Moins d’un siècle après la bataille de Fontenoy, « Messieurs les Anglais » n’attendirent pas que des officiers Français les invitent à « tirer les premiers ». On n’était cependant plus sur un champ de bataille, mais sur le terrain de l’économie, de la modernité.

Mieux que des tirs, ce sont des tirages que les sujets de sa gracieuse Majesté s’empressèrent alors de réaliser. Ceux du premier timbre émis au monde, le célèbre Black Penny, à l’effigie de la reine Victoria. C’était le 1er mai 1840.

La France mit quelques années avant de s’y mettre à son tour. Pas moins de neuf. Ce n’est en effet qu’en janvier 1849 que fut émis le 1er timbre Français, le Cérès 20 centimes noir. Nouvelle situation politique oblige, il porte les « couleurs » de la République, celles de la déesse des moissons.

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Une Feuille et un Bloc sont émis à l’occasion du Salon philatélique de printemps pour marquer le 170e anniversaire du premier timbre Français

Pour autant, l’événement passe relativement inaperçu. Le régime étant encore faible, les journalistes ont d’autres sujets à traiter. Et l’utilisation du timbre s’en ressent : fin 1949, seuls 10% des lettres en étaient affranchies.

Mais 10 ans plus tard, c’est cette fois 85% du courrier qui arboraient une petite vignette postale. Pas le Cérès cependant : beaucoup de personnes le réutilisant en raison de la difficulté à faire apparaître les oblitérations sur la couleur noire, il fut retiré de la vente dès la fin de l’année 1850.

170 ans que le premier timbre Français est né. Un événement qui sera fêté lors du 40e Salon philatélique de printemps qui se tient à Paris cette fin de semaine. L’occasion pour La Poste de proposer plusieurs émissions à tirage limité (feuille complète, bloc… ).

Les visiteurs du salon pourront également profiter d’autres émissions de Phil@poste : Fontaine Saint-Michel, Métiers d’art-tailleur de cristal, Capitales européennes-Helsinki

Et retrouver les négociants, les délégations étrangères, les associations soutenues par le Musée de La Poste telles que l’Art du Timbre Gravé (ATG), qui proposera notamment des démonstrations de gravure, la Société des amis du Musée de La Poste (SAMP)…

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Le Salon philatélique de printemps se tient à Paris, à l’espace Champerret

Philatélistes aguerris ou en devenir, amoureux d’histoire, d’art, allez-y… les premiers…

C’est toute cette fin de semaine, porte de Champerret à Paris.

Rodolphe Pays

Salon philatélique de printemps/6e biennale philatélique de Paris, du 14 au 16 mars, de 10 h à 18 h, Espace Champerret, 6 rue Jean Ostreicher, Paris 17e. Entrée libre.

En savoir plus

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Le point sur la rénovation du Musée de La Poste

7 mars 2019
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Les plateaux de présentation des collections pourront prochainement recevoir les vitrines.

La rénovation du Musée de La Poste se poursuit. Elle est désormais en bonne voie.

Le point sur le chantier.

Si son terme est désormais en vue, la rénovation du Musée de La Poste n’aura pas été une entreprise anodine.

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Les plateaux de présentation des collections pourront prochainement recevoir les vitrines.

Avec, d’un bout à l’autre de son déroulement, un chantier par nature complexe (façade classée, démolition/reconstruction à mener de front – opération toujours délicate -, précautions nécessaires liées au voisinage et à l’environnement… ).

Désormais l’ouvrage est bien dessiné. Le gros œuvre – murs, plateformes, escaliers, puits de lumière… – est terminé depuis un moment déjà. Les installations techniques – électricité, sécurité, télécommunications, climatisation, tuyauteries… – aussi.

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Les futurs bureaux des collaborateurs du musée

Le cloisonnement des différents espaces – plateaux de présentation des collections, galerie d’exposition, salles d’animation, boutique, bureaux du personnel… – est également achevé.

La pose des revêtements – peintures, résines, toiles, planchers… – est aujourd’hui très avancée.

Les étapes à venir : finitions, aménagement du puits de lumière, installation des vitrines, puis des pièces présentées, vérifications des conditions de présentation de ces pièces, mise en place de l’exposition de réouverture, équipement de la boutique, des salles d’animations, agencement des bureaux du personnel…

Encore un peu de patience, la réouverture approche…

Rodolphe Pays

(photos Thierry Debonnaire)

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Deux collectors de timbres émis pour les 130 ans de la Tour Eiffel

4 mars 2019
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Pour les 130 ans de la Tour Eiffel, La Poste émet le 14 mars deux collectors de timbres

Édifiée pour l’exposition universelle de 1889 afin de célébrer le centenaire de la Révolution Française, la Tour Eiffel porte aujourd’hui ses 130 ans avec la même superbe.

La Poste marque cet anniversaire en émettant le 14 mars deux collectors rendant hommage à la vieille dame de fer. « Elle s’effondrera rapidement et tuera des milliers de personnes », « Les visiteurs en parvenant à son sommet seront asphyxiés »… Des cartons du projet à son achèvement, les prophéties les plus catastrophistes ont accompagné son édification.

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Le projet de Gustave Eiffel a au départ essuyé beaucoup de critiques, y compris de la part de personnalités telles que l’architecte Charles Garnier, Maupassant, Huysmans…

D’ailleurs encouragées par nombre de personnalités parmi les plus remarquables de l’époque – l’architecte Charles Garnier lui-même, Maupassant, Huysmans, Dumas fils… -, qui ne voyaient dans l’entreprise que chimères ou profanation (l’œuvre terminée, beaucoup de ceux-là s’empressèrent de témoigner leur regret de s’être laissés aller à ces critiques hasardeuses).

Bien avant, l’avènement du train avait fait pousser les mêmes cris d’orfraie Comme bien après la construction de la pyramide du Louvre.

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La convention « relative à la Tour Eiffel », signée le 8 janvier 1887.

Autant de bégaiements et de vociférations aujourd’hui (et depuis des lustres) sans objet : déjà 130 ans que la Tour Eiffel trône au cœur de Paris. Et La Poste s’appuie sur cet anniversaire pour émettre deux collectors célébrant le monument le plus emblématique de la capitale.

Il n’aura cependant fallu qu’à peine plus de deux années – de 1887 à 1889 – pour bâtir ce chef d’œuvre de métal. Pourtant le plus spectaculaire de l’époque, avec ses 300 mètres de hauteur. Et pas plus de 250 ouvriers présents sur le chantier.

Si la tour porte le nom du célèbre ingénieur Français (architecte d’une multitude d’ouvrages réalisés en France comme à l’étranger (Algérie, Espagne, Hongrie, Portugal, Suisse, Turquie, Viêt Nam… ), sa conception doit beaucoup à Emile Nouguier et Maurice Koechlin, deux collaborateurs de Gustave Eiffel.

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Maurice Koechlin et Emile Nougier, les deux collaborateurs de Gustave Eiffel qui sont à l’origine du projet

Ce sont eux en effet qui ont les premiers eu l’idée de ce projet métallique et futuriste. Eiffel s’est rangé à leur opinion. Et s’y est ensuite entièrement consacré.

Le chantier a connu quelques vicissitudes. Notamment une grève des ouvriers, qui s’est soldée par une augmentation substantielle de leurs salaires. Et malgré la singularité et la complexité de ce projet, seul un accident mortel a été à déplorer (un « bilan » rare pour l’époque).

Inaugurée le 31 mars, la Tour Eiffel a été « l’attraction » incontestée de l’exposition universelle de 1889. Elle le reste encore aujourd’hui pour les millions de visiteurs qui viennent à Paris.

Rodolphe Pays

Collectors 1889/2019 – 130 ans de la Tour Eiffel (4 timbres « lettre verte », 4 timbres « international », création Sophie Beaujard – Création Huitième Jour -, visuels Musée Carnavalet/Neurdein/TopFoto/Roger Berson/Albert Harlingue/Roger-Viollet.

Collectors disponibles à compter du 18 mars à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h. Tél . : 01 53 71 98 49.

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Jame’s Prunier a créé le timbre commémorant le 50e anniversaire du premier vol du supersonique franco-anglais « Concorde »

21 février 2019
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Même sur des liaisons essentiellement réduites à la traversée de l’atlantique, le supersonique franco-anglais « Concorde » va exister avec panache de 1976 à 2003.

Le 2 mars 1969, le prototype 001 de Concorde effectue son premier vol.

Pour marquer le cinquantenaire de cet événement, La Poste émet le 4 mars un timbre et une mini-feuille créés par le peintre et illustrateur passionné d’aviation Jame’s Prunier.

Il a établi et provoqué toutes sortes de records. Il est avant tout allé plus haut, plus vite que ses semblables (pas que ses concurrents, puisqu’il n’en avait pas). Il a été le premier à utiliser des techniques devenues aujourd’hui règles communes.

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Pour marquer le cinquantenaire du premier vol de « Concorde », La Poste émet le 4 mars un timbre et une mini-feuille créés par le peintre et illustrateur passionné d’aviation Jame’s Prunier

Des dizaines de timbres lui ont été consacrés. Un homme d’affaires anglais l’a emprunté plus de 700 fois…

Il a suscité la fierté, l’émerveillement, favorisé des ententes réputées improbables. Il a aussi fait naître la jalousie de certains de ceux qui avaient renoncé à suivre les mêmes traces. Il était et restera unique.

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La « mini-feuille »…

On le regarde aujourd’hui – et pas que dans l’hexagone – comme on regardait le France, avec admiration et nostalgie. Le Concorde a pris sa retraite après à peine trente ans de très bons et très loyaux services.

A son corps défendant. Parce qu’à être singulier, il dérangeait trop, s’était attiré les foudres des bien-pensants, des bien-puissants. C’était il y a plus de quinze ans déjà.

L’aventure trouve ses sources à la fin des années 1950. Face au développement des liaisons aériennes, Américains, Anglais, Français et Russes songent alors à fabriquer des avions civils supersoniques.

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L’homme d’affaires anglais Fred Finn (ici dans le cockpit de l’avion) a volé pas moins de 718 fois sur « Concorde » entre 1976 et 2003.

Pour des raisons techniques et d’oppositions politiques (liées notamment à l’environnement), les Etats-Unis renoncent rapidement.

Les Soviétiques mirent eux en service le Tupolev Tu-144 au début des années 1970, mais deux accidents successifs limitèrent considérablement les vols de passagers (au profit du transport de fret, qui cessa en 1983).

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Maquette dessinée par Paul Langelle du timbre « Concorde Paris-Rio de Janeiro 1976 »

Anglais et Français persévérèrent et finirent par s’unir. Le projet Concorde démarrait. Jusqu’au premier vol – au-dessus de Toulouse – du prototype 001, le 2 mars 1969, il y a tout juste un demi-siècle. L’odyssée était lancée. Elle se révèlera belle et douloureuse à la fois.

Le choc pétrolier de 1973, l’absence de soutien aux USA, les questions environnementales (consommations de carburant et bruit des quatre turboréacteurs) vont rendre difficiles l’exploitation commerciale de l’avion

Mais malgré tout, même sur des liaisons essentiellement réduites à la traversée de l’atlantique, Concorde va exister avec panache de 1976 à 2003 (l’accident de juillet 2000 après le décollage de Roissy précipitera la fin de la saga).

Paris/New-York en 3 h 30, et New-York/Paris, en raison des vents favorables, en 3 h. A Mach 2. A 16 00 mètres. Lors de chaque vol, la centaine de passagers embarqués est subjuguée…

Concorde reste aujourd’hui encore l’unique avion de ligne ayant accompli des liaisons internationales supersoniques régulières. Plus qu’un avion… un mythe.

Rodolphe Pays

Timbre 50e anniversaire du premier vol du Concorde, création Jame’s Prunier, mise en page Nicolette Humbert, contour mini-feuille Bruno Ghiringhelli, impression héliogravure.

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Jame’s Prunier.

Timbres disponibles à compter du 4 mars à la boutique du Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, Paris 15e. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à18 h. Tél ; : 01 53 71 98 49.

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