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Expo « Aragon » : focus sur Niko Pirosmani

Né en 1862 dans le petit village de Mirzaani, dans une Géorgie alors sous domination russe, fils de paysan pauvre, orphelin à huit ans , Niko Pirosmani (Nikolai Aslanovitch Pirosmanashvili) fut recueilli par une famille cultivée de Tiflis, apprit le russe et reçut une instruction artistique ; il n’est donc pas tout à fait un peintre autodidacte comme on a pu le dire par la suite.

Un de ses premiers emplois fut celui de cheminot en charge du freinage. En effet, le Caucase étant une région très montagneuse, chaque wagon de chemin de fer était équipé d’un frein individuel et Pirosmani devait freiner quand il en recevait le signal. Ceci lui permit de traverser tout le pays et d’observer le paysage géorgien et la vie rurale, ce qui inspirera les nombreuses scènes populaires qu’il peindra par la suite.

Mais il n’était pas très régulier dans son travail aux chemins de fer et il ouvrit ensuite une échoppe pour vendre des produits laitiers. Rapidement il put louer un magasin qu’il décora lui-même et commença à peindre régulièrement. Toutefois, malgré la réussite de ses affaires, son tempérament changeant et vagabond reprit le dessus et il préférait se promener à travers la ville et écouter les musiciens des rues plutôt que d’avoir une activité régulière.

En 1912, les frères Zdanevitch, deux peintres d’origine géorgienne, élevés en France et en Russie, vinrent à Tiflis à la recherche d’artistes naïfs – l’art naïf était devenu populaire en Europe de l’Ouest avec notamment le Douanier Rousseau. C’est ainsi que dans une taverne ils découvrirent les murs peints par Pirosmani, sans grand professionnalisme mais avec beaucoup d’énergie.

En mars 1913, les œuvres de Pirosmani furent présentées à l’exposition Cible organisée par les Futuristes russes. Il est aujourd’hui exposé dans l’exposition Aragon et l’art moderne, jusqu’au 19 septembre 2010.

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